Monsieur m'a reproché de ne pas assez lui dire s'il te plaît/merci. C'est pas faux...

Tout ce que j'ai pu lui répondre c'est: "je te le souhaite pas, mais si un jour tu te retrouves complètement dépendant, tu comprendras." Un poil agressif? Gonflarum! Tu crois que je pense à ajouter "s'il te plaît" quand je demande de l'aide pour aller aux toilettes?! C'est un droit vital, reconnu par la Convention de Genève!

Devoir demander 50 trucs par jour: un verre d'eau, couper ma viande, faire mon lacet, m'ouvrir une porte...

Je crois que je ne mets les formes que lorsque je considère que ma demande doit se parer de la superficialité de la politesse. Quand je demande quelque chose d'utile, ça passe à l'as.

J'ai prit conscience que j'ai le souffle court. Je m'arrete souvent avant la fin d'une phrase pour inspirer. Parfois, le dernier mot est inaudible. Mes lèvres bougent mais aucun son ne sort.

Ces petits soucis de pression ont une incidence sur le ton de mes mots. Mes paroles sonnent du coup assez mal et je parais sèche et cassante (enfin, plus que d'habitude! Gnak gnak gnak!). D'où l'utilisation du conditionnel qui adoucit une demande qui aurait pu passer comme un ordre de la Gestapo...

C'est la première fois que je comprends aussi bien le système de la colonne d'air que ces grands cornichons de profs de chant de la Pop Star à con expliquent.

Donc je parle peu, je m'économise. Mes phrases sont les plus concises possible, sans fioritures ni politesse.

JE TE SAOULE, MOI, QUAND TU ME FÛMES DANS LES NASEAUX? Non, alors ME CASSE PAS LES PYRAMIDES!!!!!!!!

 

 

 

 Après reflexion... je vais faire un effort (mais fait chier quand même!).