Voilà un sujet qui m'inquiète..

Pas pour moi. La mienne, plus fulgurante due à ma maladie, me semble encore abstraite. J'en ai que pour quelques années encore (sauf miracle médical), 5 à 10 ans. Je mourrai jeune et fraîche. (Maigre consolation, certes.) C'est celle des autres, le "concept" sur lequel je m'interroge.

Les pubs pour les banques ou les assurances qui présentent la vie comme un feuilleton accéléré où les saisons se succèdent, m'estomaquent. Pour de vrai, ça me retourne, ça fait comme une sorte de trou noir, froid et béant.

Si on admet qu'on naît, qu'on grandit et qu'on est vraiment au top (mentalement, physiquement et financièrement) qu'entre 25 et 35 ans, qu'aprés ça se dégrade petit à petit (de corps et d'esprit). Qu'on meurt, disons vers 80 balais, en ajoutant progressivement les douleurs (genre arthrose), la vue qui baisse, le sonotone qui monte, et les neurones aussi vifs qu'une truite en plein soleil... (Sans parler de l'incontinence, de la faiblesse physique qui interdit toute activité, ect) Rien ne m'attire dans ce pittoresque tableau, j'en arrive même à être soulagée (à titre purement personnel) d'y réchapper.

J'oubliais la peau qui pendouille de plus en plus et fait ressembler à un sharpei.

Les hommes s'en sortent mieux, esthétiquement, que les femmes. Là où ils mûrissent, prennent du charme et  "de la bouteille", elle s'enlaidissent.

"Ne te venge pas des femmes, le temps s'en charge."

Toutes? Non! Une petite femme résiste encore et toujours aux assauts du temps: Joan Rivers! Les visages du mont Rushmore sont moins figés que le sien.

Sinon, y a Jane Fonda. Jolie grand mère, bien conservée et presque naturelle.

Meryl Streep, ça c'est la classe!

Tout de même, comment font ces femmes qui "étaient belles quand elles étaient jeunes", pour accepter sereinement ce cauchemar?

La vanité des femmes est légendaire...

Si la vie est un jeu (pas dans le sens d'amusement mais dans celui de "séance d'activités"), la règle ne me plaît pas. C'est mal branlé leur truc! Quand on commence à apprécier nos équipements de série, faut se faire à l'idée qu'ils vont se déglinguer.

"Born to die", (Lana Del Rey) Née pour mourir Le fait que quelqu'un d'apparence si superficielle en arrive à la même conclusion, n'annonce rien de bon.

Je vois poindre un sujet plus philosophique celui-ci. Si tout est éphémère, sur quoi peut on tabler? Qu'est-ce qui va rester, qui serait utile? Quel est le but de la Vie?

Peut-être se reproduire. Enfanter pourrait laisser entrevoir l'Eternité dans ce patrimoine génétique transmit. Et puis, il y a un temps pour tout: un pour s'aimer et un pour aimer les autres.