Ou "l'âme russe", on le dit aussi. C'est, en substance, d'avoir le coeur qui fait des montagnes... russes justement. Pour bien comprendre, les romans de Tolstoï sont très représentatifs. Sauf que moi, j'ai gommé les joies. Mon moral ne monte pas, mais qu'est-ce qu'il descend!

Avant hier, je naviguais sous le niveau de la mer, je hurlais du fond de mon puit, et aujourd'hui je me bidonne devant les fauves de cette demoiselle.

Bah quoi? C'est étonnant que je m'émerveille devant du vernis à ongle? Faut croire que ma vie n'est pas que noire. "Limite bipolaire", j'avais prévenu, ou bien?! En plus d'un doigté remarquable (pour une polisheuse, c'est pas mal trouvé), elle est rigolote comme tout dans ses écrits et manie sa plume aussi bien que son pinceau.

Je suis une esthète, que voulez-vous très chère (/cher), et me soulager en m'enivrant de Beauté (à quelque échelle que ce soit) fait que ces différents artistes méritent le paradis, indiscutablement.

Bien sur, c'est la musique qui me bouleverse, m'agite, m'apaise. Elle me fait rêver, aimer, voyager, danser... Bien que mes membres ne bougent pas, parfois ils dansent, je le jure! Elle ravive des sentiments oubliés, des amours oubliées...

C'est donc écouteurs sur les zoreilles que je virevolte de Strauss à NickelBack, en passant par le Buena Vista Social Club ou Steevie Wonder. Le volume assez fort pour ne plus entendre mes pensées.

(Quand on écrit "pansées" pour "pensées", c'est un lapsus? Et c'est grave doc?)

Dernier rempart à la sinistrose: la préparation d'un voyage, hypothétique mais probable, à Venise. Venise en fauteuil roulant, je pense que ça va être rock! Je me dis que si on a pas été visiter la Sérénissime avant de mourir, on a raté sa vie. (Spéciale dédicace à Séguéla et sa swatch.)