http://www.bfmtv.com/societe/un-pere-juge-avoir-tue-fille-handicapee-6-ans-734870.html

Si je vous dis que je comprends... (sujet grave, on se vouvoie)

Je me suis déjà dit que si ma mère avait su la bombe à retardement qu'elle allait créer, la vie merdique qu'elle allait m'offrir, les problèmes, les souffrances, les angoisses... J'espère qu'elle aurait arrêté les frais...

Quand je commence quelque chose, je veux être bien préparé, sur la 'ligne", comme les autres, aussi bien que les autres. Pas 3 métros après, en cours de route.

Je déteste louper les premières minutes d'un film, par exemple. Si ça arrive, je ne regarde plus, j'éteins. "C'est tout parfait ou rien!"

C'est ce que j'appelle le "complexe Rue de la Paix". Au Monopoly, quand j'étais petite, si quelqu'un ou quelque chose me privait d'acheter "la rue de la Paix", j'arrétais de jouer.

Sans pénalités ou retards, ni désavantage. Sans handicap... Je viens de saisir l'ironie de la chose.

J'explique. (C'est une théorie.) Je me suis dit, que comme expliqué dans L'Empire des anges, un ange gardien choisit un embryon, en vue de le "coacher". Il va orienter sa vie pour que son petit protégé s'accomplisse et qu'à sa mort, lors du jugement "divin", il pète le score grâce à un karma aux petits oignons, et ainsi lui garantissant une place en finale dans la dream team (= promotion). Or, le gardien n'intervient jamais directement mais par des signes (souvent pas reconnus), dans les rêves, par des chats...

Bref, si on y réfléchi, comment vous vous y prendriez, vous, pour transformer n'importe quel gars lambda en Dalaï Lama, sans interagir directement? Vous lui en faite baver! Pour qu'il comprenne, cherche, réfléchisse, se questionne. Pour qu'il abandonne ses peurs, révise ses avis et préjugés ancrés, et au final, s'éveille.

 

Sans pour autant vouloir mourir, je ne suis pas contre l'idée de ne pas être née.

Ne vous méprenez pas, en ce moment, je vais bien (enfin pas trop mal). Oui, je sais: "on dirait pas!". Au pire, je suis quelque peu... comment dire... "impatiente". J'attends un traitement, un soin, une opération, un truc concret, NOM DE BLEU!!!

(Joli juron que j'ai appris y a peu. Avant je disais "cul de têtard de de grenouille"! Je crois que ça me vient d'un ex et j'y trouve un p'tit coté "liste de course": oeil de triton, bave de limace, poils de chauve-souris, ect...)

Pour en revenir à cette folle envie de guérir qui me prend, c'est comme être derrière le rideau baissé au théâtre, juste avant que la pièce commence. On entend que ça s'affaire dans les coulisses, ça chuchote, portes qui claquent, talons qui piétinent sur le parquet, tissus bruissant, éclat de voix.

Brouhaha.

Fébrilité.

"Le cheval qui sent l'écurie"

 Je sais que les recherches avancent. Que les types en blouse blanche et cul-de-bouteille sur le nez, y sont presque...

Imaginons: vous faites tomber un petit tube, disons un tube de rouge à lèvre (ou un tube de colle pour ces messieurs). Le cylindre glisse de vos mains et roule sous une imposante armoire. Vous y êtes? Bien. Comme vous voulez absolument le récupérer, vous vous mettez à 4 pattes, puis face contre terre. Vous allongez le bras sous le meuble, et étirez vos doigts. Vous le touchez ce satané bidule, du bout de l'index même! Mais ça roule c'te cochonnerie! On force. On se déploie. On s'écarquille (ça se dit ça?!). Le visage compressé, façon César, on pousse, en se disant: "Non, je lâcherai pas l'affaire, non!".

Frustrant, hein?!

"L'important n'est pas de guérir, mais de vivre avec ses maux.", Albert Camus.