Comprenez: j'ai encore changé de kiné. Hé ouais, encore...

Heu, ça fait 4, 5 ans que j'ai quitté le monde civilisé la région parisienne pour venir m'enterrer m'installer dans la campagne gersoise. Magnifique païs (oui, je suis pas loin de la ville rose. Ô Toulooooooooooooooouse!) du canard (en saucisse, pâté, confis, magret, foie gras), de l'armagnac, de D'Artagnan, et des p'tits vieux en pantoufles, qui règnent en maître sur tout le département.

J'ai 3 séances par semaine, de 30 à 45 minutes, chez 2 kinés différents. Au début, toutes les séances de torture de rééducation étaient à la même adresse, avec un praticien attitré, Espagnol parlant Français comme une vache anglaise (si, ça se dit!). Il est parti au bout de 6 mois, pour être remplacer illico par une compatriote qui s'est elle aussi évaporée après quelques mois. Puis y a eu L. qui est devenue une copine. 

Parenthèse:

L. est une nana méga perchée, un mélange du cousin super chanceux de l'oncle Picsou, de Doris la daurade, d'une tornade, de la girouette sur le toit de l'église, le tout, bien secoué, avec la crédulité d'une gamine de 15 ans. Elle a tout essayé, TOUT, et quand elle raconte qu'elle était domina, j'écoute, bouche bée, les yeux ronds comme des soucoupes. Elle est trop, too much. Ouais c'est ça: trop cool, trop gentille, trop naïve, et encore, elle s'est calmé. Il parait qu'avant, elle était pire: ingérable, imprévisible, impossible. En ce moment, elle veut tout plaquer pour aller vivre dans une communauté, dans une yourte...

Parenthèse fermée.

Revenons à notre défilé. En même temps que L., j'en ai connu 3 autres. En remplacements, pour les vacances, ect Puis, elle s'est frittée avec une des autres kinés, et elle a quitté le cabinet. Par loyauté, je l'ai suivi quand elle a ouvert son propre cabinet.

En fait, c'était aussi par flemme... Ras le pompon d'expliquer ma maladie, que c'est 3/4 d'heures, pas 15 minutes top chrono, qu'il faut faire des étirements (= travailler avec moi), et pas me dire "tu fais 20 fois ce mouvement, je reviens" (et se barrer prendre un café avec ses collègues)...

La rééducation est le seul "traitement", le seul truc avéré qui ralentit l'évolution de la maladie. Donc faut pas déconner avec, ma vie en dépend.

J'avais trouvé, lors des congés où mes kinés attitrés étaient temporairement absents, que de changer les techniques étaient bénéfiques.

J'ai donc choisi le cabinet le plus proche de chez moi, et le défilé à recommencé. 6 mois, ding, on change! Là, j'en suis au 3e, un Portos, poilu, haut comme 3 pommes, et presque muet (Ma description n'est ni méchante ni discriminante, ou tout autre connerie de mauvais esprit mal-b... mal-léché, c'est juste rigolo. Je suis l'Amie des bêtes de tout poil).

Rencontrer le Monde en se faisant soigner: la Sécu!