Je viens de passer l'après-midi à chercher où on pouvait aller pour mourir, comprenez "être euthanasié", concrètement.

"Euthanasie", "suicide assisté", c'est en gros, la même chose, avec une légère différence légale, à savoir si le verre de "poison" est avalé par le patient, ou si on l'aide.

"Euthanasie passive", c'est: (à ce que j'ai compris) on te met dans le coma et on ne te soigne plus. "Soigne" au sens large, on ne s'occupe plus du malade, qui meurt de faim ou de soif. 

Mouais hein?! Comment dire... ça jette un froid!

Même si la douleur n'existe plus dans le coma (paraît-il). Même si je suis une farouche militante du droit total à son corps: "C'est mon mien à moi, je fais ce que je veux et je t'enmerde!", ça pique un peu.

Comme pour l'avortement, je ne comprends pas au nom de quel serpent à plumes, quelqu'un d'extérieur voudrait décider, non, en fait, je comprends pas que cet raclure de bidet ce putain de décérébré fanatique, "cette personne", se permette de donner son avis, alors que personne ne lui a demandé. Toujours les mêmes qui font chier. Je dis ça, je dis rien.

 

Petite précision: C'est pas pour moi, du moins pas pour l'instant. J'ai lu le message d'un AF, saoul comme un Polonais, qui a cru judicieux d'écrire son désespoir alors qu'il avait 4 gr dans chaque poche. Ou il est juste analphabète, ce qui expliquerait pourquoi quand je l'ai lu, "j'ai saigné des yeux". Je suis la première à faire des fautes d'orthographe dignes d'une élève de primaire, mais j'essaye de me corriger. C'est du respect envers ceux qui vont lire, et surtout on perd toute crédibilité, on devient ridicule quand on pleurniche (ou autre partage de sentiment), en écrivant en phonétique, comme un gamin de 3 ans! Être malade n'excuse pas tout.

En l'occurence, ce jeune homme faisait par de sa souffrance (= il creusait sa tombe comme un cocker sans pattes) et distillait une subtile allusion à son désir de mort (= il adorerait se foutre en l 'air).

Plus sérieusement, c'est mal fait, c'est mal dit, mais je comprends absolument son ras le bol. Je ne compte plus les fois où, la nuit avant de m'endormir, j'ai prié pour ne plus jamais me réveiller, pendant que des larmes roulaient sur mes joues...

 

Bref, il y a des rumeurs comme quoi les ressortissants étrangers ne sont plus acceptés en Suisse. Je n'ai rien trouvé qui pourrait le confirmer. Par contre, c'est chérot, compter 10 000 euros.

Munis d'un gros chèque et d'un volonté à toute épreuve, joignez Dignitas.

 

Pendant ce temps, en France, l'histoire de mettre "ses papiers en ordre": ADMD.