Je n'arrive pas à me faire à l'idée que l'été est fini, et bien fini vu qu'on est au tiers d'octobre. Apparemment, je ne suis pas la seule à rester obstinément dans la période estivale, Dame Nature trouve ça cool de se dorer la pilule et ne semble pas vouloir rentrer de vacance. Ici, les arbres sont insolemment verts.

Malgré les idées qui s'entrechoquent dans ma petite tête, je n'ai pas pris le clavier depuis un baille. Pour ma défense, j'argumente qu'écrire un article "potable" (à mes yeux), me prend au minimum 1 après-midi. Entre la rédaction, la correction des photes énormes, ça me dévore du temps et de l'énergie. Or, cette denrée est rare et précieuse chez moi, et ma vitalité n'est ni prévisible ni programmable. Elle dépend de tant de facteurs que j'en viens presque à être impressionnée devant la prouesse d'avoir écrit autant d'articles...

 

Cet été, j'avais gribouillé ça:

"Là, je regarde un concert d'Ibrahim Maalouf, trompettiste de génie ou génie de trompettiste, les 2 sont corrects.

Il était à Marciac y pas longtemps pour un concert au festival. Comme j'ai pas de château à hypothéquer ni de compte en Suisse, j'ai pas pu m'offrir de place pour y aller. En fait, moi et mes roulettes, on aurait pu rentrer, mais Monsieur serait resté dehors. J'imagine l'ambiance en rentrant à la maison.... Donc le concert, je l'ai écouté à la radio, comme une pauvresse.

Or, à un moment, il a balancé une bombe: "A 40 ans, j'arrète la trompette.". J'en ai avalé de travers, tellement la nouvelle m'a surprise.

Sachant qu'il a 36 ans, qu'il veut faire un break de 2 ans... Okay, ça me laisse 2 ans pour insonoriser ma cave, l'aménager, et mettre au point un plan diabolique pour le kidnapper...

Ibé, mon joyau, mon tout beau,

Je sais que tu es fatigué,

Que cette année, t'en as bavé,

Que t'as compris que sur notre petite planète, y a pas que des gens remplis d'amour,

Mais c'est pas une raison pour tout plaqué!

Mon sirocco, tu sais que ma vie c'est pas joie et cotillons à tous les étages,

Mais il faut bien que tu comprennes que si Mozart, fatigué, avait décidé d'arréter la zik, la face du monde en aurait été changé (ouais, comme avec Cléo).

C'est sans doute difficile d'être un prodige, j'imagine, mais tu peux soulager la douleur de tellement de gens (dont moi), juste d'un souffle,

Qu'abandonner serait criminel!

P.S: Tu te rends compte que tu es plus efficace que ma neuro, cette grande nouille, qui a fait 10 d'études?!

(Par "éfficace" j'entends "qui connait impécablement son sujet" et "qui assure une légère mais néanmoins existante, amélioration". En effet, plaisir = hausse du moral = énergie = stagnation de la maladie, donc lutte active contre l'A.F. )

Tu voudrais pas avoir ma mort sur la conscience?!"