Ce week-end, j'étais chez mes parents. Comme mon frère et ma soeur sont grands, ils vivent leur vie, chacun chez eux. J'ai donc repris ma place "d'enfant".

D'un coté, c'est chouette, c'est douillet de se laisser aller, de se faire dorloter. Maman cuisine que des trucs que j'aime. Papa fait attention à se que je ne prenne pas froid (et pousse tellement la chaudière que je suis presque tombé dans les pommes... #AttentionCréatureFragile).

D'un autre, l'infantilisation est pesante. Je me demande si c'est parce que je suis malade ou ce genre de relation tronquée peut se produire chez les Normaux.

N'être que "la fille de mes parents", à 34 ans, c'est bizarre et dérangeant. On m'annihile tout ce que je suis d'autres. Je redeviens docile, asexuée, à protéger. J'ai 10 ans.

Rien de subversif: pas de clope (et encore moins de trucs illishites...), pas d'alcool, finis ton assiette, lave-toi les dents et au lit avant 23h.

On est allé(s) au marché de Noël, et comme il faisait -8000°, j'ai bu un vin chaud.

Y a pas, ça ravigote, mais j'ai quand même failli perdre 2 orteils!

Quand, rentrés à la maison (en mode "décongélation"), j'ai demandé à aller aux WC, mon dos qui avait quelque peu souffert dans le froid, s'est brutalement manifesté, genre COUIC, plus de pile. En gros, imagine un coup de batte de base-ball sur ta colonne, comme ça, sans prévenir. Le choc a eu pour effet de transformer mes jambes en bout de coton format "poupée de chiffon".

Là, ma mère, d'un p'tit ton enjoué mais avec une pointe de désapprobation dans la voix: "Tu vois le vin chaud t'a coupé les pattes!".

...