Monsieur me quitte! Après 15 ans ensemble... En fait, pour être exacte, il me fout dehors dans 1 an, car il prend sa retraite et n'a donc plus besoin du salaire que je lui verse. Plus besoin de moi.

Il a beau me dire qu'il veut rester seul, tranquille chez lui ou "vivre enfin, se déplacer, voyager, profiter" (il ne supporte pas d'être seul), je pense qu'il a une aventure, avec la buraliste du village d'à coté (pratique pour un gros fumeur^^). Messages, appels, déplacements curieux... "Je redescends au magasin, pour la 4e fois cette semaine, j'ai oublié le beurre. Quelle tête en l'air!"

Je lui ai dis que je comprenais tout à fait qu'il ait besoin d'aller voir ailleurs, mais il a tout nié. Répétant seulement que "je ne pouvais pas rester ici" (dans notre maison) alors que je le suppliais de me garder, en pleurs.

Je continue les bonnes nouvelles:

Monsieur a du monter sur Paris il y a peu. J'ai donc passé 1 semaine avec ma mère, mon père étant absent. Je lui avait déjà parler de l'ultimatum de Monsieur, et entre 2 reniflements larmoyants, elle m'avait laissé entrevoir l'idée de venir vivre avec eux. Changement de programme: mes parents refusent de m'accueillir, car sinon, ils ne verraient plus leurs petits-enfants.

Hé oui, souviens-toi lecteur, que je t'avais dit que ma soeur m'en voulait, que je ne savais pas la raison de son caca nerveux et que je m'en foutais, soyons honnêtes.

Ma mère a été méchante, blessante. Me reprochant de dormir le matin ("T'as 35 ans, faudrait que t'arrete ton rythme d'adolescente"). M'interdisant de boire après 21h pour pas la réveiller la nuit pour pisser. "Concentre-toi un peu", "arrange-toi!", "maquille-toi/tes cheveux c'est n'importe quoi!/morbide les têtes de mort sur tes fringues"... Je me demandais après mon accident, dans combien de temps elle redeviendrait malsaine comme elle l'a toujours été... 3 ans.

 

Donc je vais aller en maison de retraite ou en centre pour personnes handicapées puisque tout le monde me lâche...

Ah oui aussi, ma maladie s'aggrave depuis quelques temps, et j'ai appris que même soignée par Thérapie génique, mon état ne s'améliorera pas de beaucoup, car les neurones morts restent morts. Je ne mourrais pas de l'ataxie de Friedreich mais je ne marcherai plus jamais... Et sans Monsieur à mes cotés, je n'ai plus aucune envie de me battre...